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La couleur vécue

Documentation

CLAUDE BELLEGARDE - CHRONOLOGIE

Né à Paris, 1927. À deux ans son père meurt, sa mère le confie à une grande tante à Maisons–Laffitte

Années 40 » Les Approches picturales (1944-1952)

La guerre, l’occupation. Une année d’études de dessin à l’Atelier Huget. À 17 ans, Bellegarde illustre Le Serpent d’étoiles de Jean Giono. Il lui envoie ses dessins, Giono lui répondra de venir le voir.

1944–1945: A la fin de la guerre, il rencontre Lanza del Vasto (disciple de Gandhi, philosophe, poète, artiste et écrivain) et adhére à sa communauté spirituelle, La Communauté de l’Arche. On y pratique le yoga, on fabrique des meubles. Initiation à la sculpture avec Henri Martin . Rencontres avec Vera Daumel, la veuve du poète René Daumel et le cercle Gurdjieff. Puis il poursuit seul son initiation en étudiant la philosophie de Krisnamurti.

1947–1948: En se rendant à pied dans les Alpes il éprouve la fascination du blanc et il s’engage comme garçon de ferme, marionnettiste, et moniteur de ski. Service militaire en Autriche comme éclaireur skieur.

ANNÉES 50 » ACHROMATISME - PÉRIODE BLANCHE (1953-1957) MAGNÉTISME CHROMATIQUE (1958-1964)

Retour à Paris, période d’épreuves. Divers emplois alternent avec ses premiers essais en peinture. Malade, il entre au sanatorium en Suisse. Malgré sa maladie il pourra alors peindre sans contrainte. L’environnement blanc efface progressivement la couleur et restreint le geste.

1953: Revenu à Paris et sans ressources, il rencontre le Père Gilles Vallée qui lui propose la direction de la galerie d’art qu’il vient d’ouvrir. Le Centre Saint-Jacques présente gratuitement de jeunes artistes et Bellegarde y fait sa première exposition et fréquente les peintres Manessier, Poliakoff, Laubiès, Tal Coat, et Fautrier. Il participe au 1er Salon d’Octobre en 1952 dont Charles Estienne est le promoteur.

1954: Il se joint au groupe Dessins à la Galerie Breteault. Première exposition personnelle à la Galerie Arnaud, aussi éditeur de la revue Cimaise, puis à la Galerie Facchetti à Paris. Exposition de groupe au Musée d’Art Moderne, Dusseldorf. Installe son atelier rue Daguerre.

1955: Sa première exposition personnelle de la période blanche à la Galerie Facchetti, 1955 où le jeune critique Pierre Restany, fondateur du groupe Espaces imaginaires, s’intéresse à ses tableaux. Il fera la préface du catalogue Bellegarde l’Espace intérieur et la monographie l’Espace profondeur, éditions Kamer. Ses compagnons de route sont Bertini, Hundertwasser, Bruning, Halpern, Delahaye et Yves Klein.

1956–1958: En 1956, le Musée de Beaux-Arts de Lille acquiet un achrome Temps C – sans titre, 1955. Exposition Signifiants de l’Informel, Galerie Paul Facchetti : Bellegarde, Laubiès, Duvillier, Messagier, Fautrier, Mathieu, Dubuffet, Riopelle, Michaux. Marcel Brion présente un sélection de tableaux de Bellegarde au Galleria Apollinaire à Milan où Lucio Fontana achète un tableau blanc. Papiers froissés blancs et première irisation de la couleur dans le blanc. Expositions en Belgique, Allemagne, Amérique et Japon.

1959: Exposition à la Galerie André Schoeller avec Fautrier, Messagier, Sam Francis, Tal Coat. Exposition personnelle à la Galerie Schoeller. Exposition de groupe à Tel Aviv Peinture Française d’Aujourd’hui. En 1959 la Tate Gallery acquiert L’oiseau 11, 1957. En 1960, au Musée des Arts Décoratifs, Julien Alvard présente une exposition, Antagonisme, incluant un tableau de Bellegarde de 1957, mesurant deux mètres par trois. Bellegarde a reçu le Premio Lissonne, Milan en 1959 et 1961.

Expositions personnelles: Galerie Arnaud, Paris; Galerie Paul Facchetti, Paris; Long Wharf Studio, Boston; Galerie Apollinaire, Milan; Galerie Vertiko, Bonn; Galerie Dupont, Lille; Galerie Kamer, Paris; Drian Gallery, London; Galerie Zodiaque, Brussels; Galleria Apollinaire, Milan; Galerie A. Schoeller, Paris; Galleria La Ruota, Parma; Galerie Formes Contemporaines, Lille; Galerie J, Paris; Galerie A. Schoeller, Paris; Galerie Blumenthal, Paris.

ANNÉES 60 » TYPOGRAMMES (1963-1966), CABINE PSY-COLOR (1964-1970), NATURE HUMAINE(1967-1976)

Réapparition de la couleur à la suite d’un voyage au Maroc.

1962: Bandes magnétiques - Des jets colorés, dont la spontanéité apparente est contrôlée par une symbolique des couleurs (chaque couleur de l’arc–en–ciel est la révélation de l’être). Bellegarde présente le résultat de ses réflexions Pour un symbolisme de la couleur (1er manifeste).

1963: Les premiers typogrammes (portraits psychiques réalisés par le langage des couleurs) du critique d’art Pierre Restany, le peintre Bryen et l’écrivain Alain Gheerbrandt présentés par Jacques Lassaigne à la Galerie Blumenthal, Paris.

1964: Premières cabines chromatiques où le spectateur est introduit dans sa propre projection. Invitation aux Etats-Unis par l’Université Fairleigh Dickson au New Jersey. Il expose aussi au Newark Museum, New Jersey et à la Crippi & Waddel Gallery , New York. Une maquette en trois dimensions est acquise par le Guggenheim Museum.

1965: Ses recherches le conduisent à se pencher sur la sémantique de la couleur comme moyen de thérapie. L’étape suivante son et couleur, est une suite d’expérimentations avec le professeur Alfred Tomatis, spécialiste oto-rhino au Centre du langage, puis au Musée d’histoire naturelle, avec le physicien François Parra éditeur de la revue Couleur. Il se joindra ensuite au docteur Claude Wiart à l’Hôpital Sainte-Anne pour étudier l’effet de la chromothérapie sur les malades. Il écrit plusieurs articles pour les revues Psychologie Médicale et Opus International. Présentation d’une cabine à la Biennale de Sao Paulo

1966: Nouvelle série de typogrammes exposée à la Galerie Schoeller, présentée par Raymond Abellio et Gérald Gassiot–Talabot. La Galerie J présente les cabines avec une préface - catalogue de Pierre Restany. Film en couleurs psychiques, Le Horla, de Jean Daniel Pollet, prix du court–métrage au festival de Toulon. La Galleria Annunciata de Milan réalise pour son exposition une pièce en couleurs variables.

1967: Transcription en couleurs des 12 signes astrologiques. La revue Opus International publie son manifeste Sémantique de la couleur et chromothérapie. Mosaïques pour le groupe scolaire Langevin Wallon à Châtillon en banlieue parisienne.

1968: Mai – Affiches et exposition de groupe à l’usine en grève Nord–aviation organisée par Raoul Jean Moulin. Exposition de la série signes astrologiques chez Galerie Schoeller et à la Galerie Le Grall avec une préface de J-C Lambert. Mosaïques à Vela Luka, Yougoslavie.

Expositions personnelles: Galerie Blumenthal, Paris; Galerie Niepel, Dusseldorf; Galerie E. Smith, Paris; Galerie A. Schoeller, Paris; Galerie J, Paris; Galleria Annuciata, Milan; Galerie Niepel, Dusseldorf; Galerie E. Smith, Paris; Galerie A. Schoeller, Paris; Galerie J, Paris; Galeria Annuciata, Milan; Galerie La Ruota, Parma. Eurogalerie, Montreux; Galerie A. Schoeller, Paris; Galerie Le Gall, Paris; Galleria Morone, Milan; Galleria Rinascita, Reggio Emilia; Galeria Librairie Milano, Milan.

ANNÉES 70 » STORES (1976-1990)

À la fin des années 60 Bellegarde abandonne la peinture à l’huile pour une peinture industrielle italienne, la nitrocellulosique, premier polymère synthétique. Il se sert aussi de toute une variété de matériaux et structures : encres, eau, bois délavés, surfaces en polyester, tuiles, papier de riz et stores. Nouvel atelier rue Vergniaud à Paris. Étés dans une vielle maison en Ardèche avec sa famille, ses amis et invités tels que Steve Lacy et Luc Ferrari.

1970: Présentation d’un livre dans la série Musée de Poche : Claude Bellegarde par Gérard Gassiot-Talabot, à la galerie du Musée de Poche, Paris.

1971: Une grande rétrospective est présentée par le Musée d’Art Moderne de Paris dans laquelle le conservateur Pierre Gaudibert dédie une salle complète à la période blanche.

1972–1974: La municipalité de Vitry–sur–Seine commande une murale de 100m2 pour décorer le restaurant municipal. Illustration des poèmes de Jean Clarence Lambert, Espace Rite aux éditions du Musée de Poche, 1973. Il illustre le Blason d’Ardèche de Jean–Clarence Lambert, éditions du Club Saint–Germain, 1974.

1975: Bellegarde obtient un Doctorat en Art et Sciences des Arts Visuels à la Sorbonne. Il dessine un casse-tête magnétique Mantras, éditions du Musée de Poche, Paris 1975. Production d’une chorégraphie Espace–Rite–Couleur inspirée par les 7 positions du yoga sur 7 panneaux iconographiques et sur la musique de Steve Lacy, improvisation intitulée Myrtho. Pochette du disque de Steve Lacy, Dreams, disques Saravah, 1975. Présentation de Son-Rite-Couleur, conception, décors et production de Claude Bellegarde sur une musique de Gilles Petit.

1976–1979: Commencement de la période des stores. Voyage à travers l’ouest américain et au Grand Canyon. Poste de professeur à la Sorbonne. Commande d’une murale pour le lycée mixte de Loudéac, 1977. Participation à une exposition itinérante, Panorama de l’Art Français, aux Musées d’Istambul, Athènes, Salonique, Téhéran, Damas, Le Caire, Tel Aviv, Tunis, Rabat, Alger, Lisbonne.

Expositions personnelles: ARC, Musée d’Art Moderne, Paris; Musée Hangelose and Instiut Français, Holland; Maison de la Culture, Rennes; Musée des Beaux-Arts, Le Havre; Galerie Jobbe Duval, Renne; Musée de Poche, Paris; Atelier/Exposition Annick Lemoine, Paris; Maison de la Culture Cracap, Chalon-sur-Saône

ANNÉES 80 » SON ET COULEUR (1986-88) MARINE ET VOLCANIQUE (1989-99)

La recherche des années 70 amène Bellegarde à un nouveau point de départ dans sa quête de la couleur, impressionné par la lumière, les couleurs et les formes du paysage au cours de ses voyages.

1981–1984: Exposition des stores à l’Université Columbia, New York et à la galerie d’Art International de Chicago. Le fond national d’Art Contemporain acquiert un grand papier froissé de 1957, Atonale, collection du musée Cantini à Marseille.

1985–1987: Claude Bellegarde se voit attribuer le titre de Chevalier des Arts et Lettres par le ministre de la Culture Jack Lang en 1985. Conférence au centre d’expression, L’expérience Blanche, hôpital psychiatrique de Ste–Anne à Paris.

1988–1989: Voyages aux Îles Seychelles en 88 et à Hawaï en 89 au cours desquels il visite les volcans Mauna Loa et Kilauea. Bellegarde présente une Installation au Futuroscope pour le centenaire du 1er mai, collection du Musée d’Art Contemporain du Val–de–Marne.

1989–1990: La Galerie Bernard Davignon à Paris présente une grande rétrospective de la période blanche et publie en même temps le livre : Bellegarde, Achromatisme 1953-1957, Éditions B.Davignon.

Expositions personnelles: Centre Culturel Pablo Neruda, Corbeil-Essonnes; Galerie C. Ratie, Paris; FIAC Grand Palais, Paris; Galerie Zerbib, Paris; Columbia University, New York, USA; Galerie d’Art International, Paris; Galerie d’Art International, Chicago, USA; Gallery Fame, Houston, USA; Centre Culturel André Malraux, Cergy-Pontoise; Galerie 1950, Paris; Galerie de Cluny, Cluny; Le 13e Art, Paris ;Galerie Bernard Davignon, Paris; Musée de Chatellerault; Musée de Niort; Galerie Jousse-Sequin, Paris

Années 1990 » La couleur du regard (1997-2001)

Bellegarde expose au premier Festival d’Art International de Séoul en Corée, au Musée National d’Art Contemporain avec Sam Francis, Karel Appel, Gottfried Honegger, Mimmo Rotella, Robert Rauschenburg.

1991: Voyage aux Îles Maurice.

1997–1998: Début des séries de la Vision de la Couleur. (1997–2001). Blancheur de la Couleur, cinq actes de mise en situation par le peintre, éditions Jannick 1997. Claude Bellegarde dit Violet, livre–objet, J.C Lambert, éditions del Arco 1998. L’Infini, poèmes d’Abdelkébir Khatibi, peintures de Claude Bellegarde.

1999: Voyage au Maroc pour une grande exposition rétrospective itinérante : Claude Bellegarde – Métamorphose de la couleur.

Expositions personnelles: Futuroscope, Poitiers; Galerie Jousse-Sequin, Paris; Galerie Katia Granoff, Paris; Galerie Bernard Davignon, Paris; FIAC (Galerie Larock-Granoff), Paris; Centre hospitalier de Poissy;Maison des arts de Sochaux; Rétrospective Claude Bellegarde: Institut Français de Rabat; Institut Français du Nord,Tanger; Institut Français de Fez, Meknes; Musée des Oudayas, Rabat, Morroco.

2000-2006 » ÉPHÉMÈRAL (2003-2005) GRIS DE COULEUR (2005)

Début des peintures Éphémère. Inspiré par la luminosité des papillons de son jardin, Bellegarde a développé la série à la suite d’une méprise de matériau, le papier japonais étant remplacé par la fibre de verre translucide achetée par erreur.

2004: La tapisserie La Couleur du Regard est détachée du métier à haute lisse à la Manufacture des Gobelins en 2004, collection du Mobilier National. Le quotidien l’Humanité commande un grand tableau, Regard sur l’Humanité.

2005–2006: Début des peintures Gris de couleur. Pochettes de deux albums de son petits fils, Alex Bellegarde contrebassiste de jazz et lauréat du Grand Prix du Festival International de Jazz de Montréal 2005 : Caminando et Alex Bellegarde Quartet Live. Conférencier invité à l’Institut National de l’Art : Le demi siècle de Pierre Restany.

Expositions personnelles: Galerie Larock-Granoff, Paris; Galerie La Hune – Brenner, Paris; L’Oréal headquarters, Paris; Édifor Galerie, Paris; Espace Châtelet Victoria, Paris; Galerie Larock-Granoff, Paris; Mediatheque Reuill Malmaison; Galerie Olivier Nouvellet, Paris.